Le DNS est l’annuaire distribué d’Internet. Il ne contient pas seulement l’adresse d’un site : il décrit aussi la messagerie, les alias et de nombreuses preuves de contrôle d’un domaine. Comprendre cinq types d’enregistrements couvre déjà la majorité des configurations courantes.
À quoi sert une zone DNS ?
Lorsque vous saisissez un nom de domaine, un résolveur interroge le DNS pour obtenir l’information adaptée. La réponse dépend du type demandé. Un navigateur cherche généralement une adresse A ou AAAA ; un serveur de messagerie recherche les enregistrements MX ; un service peut demander un TXT pour vérifier une politique.
Les données sont mises en cache pendant une durée définie par le TTL. Une correction peut donc être exacte sur le serveur autoritaire sans être immédiatement visible partout.
A et AAAA : les adresses du service
Un enregistrement A associe un nom à une adresse IPv4. Un enregistrement AAAA remplit le même rôle pour IPv6. Un domaine peut publier les deux afin d’être accessible sur les deux protocoles.
example.fr. A 192.0.2.10
example.fr. AAAA 2001:db8::10
Publier un AAAA implique que le service fonctionne réellement en IPv6. Une ancienne adresse IPv6 peut provoquer une panne uniquement pour certains visiteurs, donc plus difficile à repérer.
CNAME : donner un autre nom à une cible
Un CNAME indique qu’un nom est un alias d’un autre nom. Il est pratique pour faire pointer www.example.fr vers une cible gérée ailleurs sans recopier son adresse.
www.example.fr. CNAME site.hebergeur.example.
Un CNAME ne doit généralement pas cohabiter avec d’autres enregistrements sur le même nom. À la racine du domaine, certains fournisseurs proposent des mécanismes équivalents appelés ALIAS ou ANAME, qui ne sont pas des types DNS standards universels.
MX : où livrer les e-mails
Les enregistrements MX désignent les serveurs qui reçoivent les messages du domaine. Le nombre placé avant le serveur est une priorité : la valeur la plus basse est essayée en premier.
example.fr. MX 10 mail1.example.net.
example.fr. MX 20 mail2.example.net.
La cible d’un MX doit être un nom de serveur, pas une adresse IP. Supprimer ou modifier un MX sans préparer le service de destination peut interrompre la réception des e-mails.
TXT : politiques et preuves de contrôle
TXT transporte du texte interprété par d’autres services. On l’utilise notamment pour SPF, DMARC, la validation d’un domaine ou certaines signatures. Deux enregistrements TXT peuvent servir à des usages différents, mais certaines politiques imposent une seule valeur logique.
Par exemple, publier deux politiques SPF distinctes sur le même nom rend généralement SPF invalide. Il faut réunir les sources autorisées dans une politique unique.
TTL : combien de temps conserver la réponse ?
Le TTL est exprimé en secondes. Une valeur courte accélère la prise en compte d’une migration, mais augmente le nombre de requêtes. Une valeur longue réduit les interrogations tout en prolongeant la visibilité d’une ancienne donnée.
Avant une migration planifiée, réduisez le TTL suffisamment tôt. Après stabilisation, remontez-le à une valeur adaptée. Le TTL ne garantit pas que tous les intermédiaires abandonneront exactement au même instant leur cache.
Les erreurs fréquentes
- laisser un A ou un AAAA vers un ancien serveur ;
- utiliser un CNAME là où d’autres données doivent cohabiter ;
- indiquer une adresse IP directement comme cible MX ;
- publier plusieurs politiques SPF concurrentes ;
- modifier une zone sans noter les anciennes valeurs et le TTL.
Contrôler une zone DNS publique
DomainCheck rassemble les principales informations DNS, HTTPS et e-mail afin de repérer les incohérences visibles publiquement.
Vérifier mon domainePour préparer une mise en ligne, complétez cette lecture avec le guide Audit DNS avant mise en production.
Publié le 5 août 2026.